Accueil->Sacem,auteurs,compositeurs,diteurs,musique,droits d'auteur,SACEM,artiste,proprit intellectuelle,MP3,internet,numrique,multimdia,Mp3,copyright,perception,repartition,mp3 - l a   m a i l i n g - l i s t e   d u   d r o i t   d ' a u t e u r
96 -Intert de l'diteur. Est-ce utile d'tre dit ? Son rle. Les "faux" et les "vrais" diteurs.
Date du premier email : 26/09/00

Salut tous, j'ai une question qui me trulupine depuis un moment..il s'agit des diteurs. Je n'arrive pas comprendre pourquoi tant de musiciens ont recours un diteur alors que ces derniers n'ont d'autre occupation que de nous faire des prets 50% !!! C'est allucinant ! Mieux vaut faire un pret dans une banque mais je crois que c'est l que le bas blesse. Si on fait de la musique plein temps, on ne peut avoir ni CDD ni CDI et sans cela, les prets sont difficiles. Est ce que quelqu'un ici dj eu l'exprience d'un diteur qui lui trouve du travail ? Moi jamais. C'est peut tre relatif mon domaine...je ne sait pas. Quelqu'un peut il me donner une bonne raison de prendre un diteur ? A+ lionel
> Quelqu'un peut il me donner une bonne raison de prendre un diteur ? J'ai beau chercher, je n'en trouve pas ! Chaque fois que ma musique a t "dite" (j'insiste sur les guillemets) , j'ai eu l'impression qu'on me piquait des droits contre rien (presque la moiti des droits entre les DEP et les DRM); mais on me faisait comprendre que c'tait a ou un autre musicien (je parle de mon exprrience pour la tlvision) . La seule chose que je pouvais attendre de l'diteur c'est qu'il veille ce que les relevs soient bien tablis pour pouvoir rcuprer ses droits, ce qui me faisait rcuprer ma part moi. Normalement, un diteur en contrepartie de la cession de la part ditoriale, devrait promouvoir la musique qu'il dite. bonjour tous Jean
Salut, > Mieux vaut faire un pret dans une banque mais je crois que c'est l > que le bas blesse. voil une fausse ide qui fait pas mal de dgts; non seulement, le bas ne blesse pas, mais les chaussettes non plus ! ;o) > Si on fait de la musique plein temps, on ne peut avoir ni CDD ni CDI > et sans cela, les prets sont difficiles. > Est ce que quelqu'un ici dj eu l'exprience d'un diteur qui lui > trouve du travail ? Moi jamais. j'ai sign quelques compos contemporaines chez un diteur qui ne fait pas bien son mtier. En thorie, il a une obligation de reprsentation (je ne suis pas sr que ce soit le terme exact), a signifie qu'il doit mettre ta musique en avant, la promouvoir en tirant par exemple un nombre minimum de partitions commercialises. Mon diteur remplit cette clause parce que quand il signe un artiste, il met la ou les compos sur des bornes interactives, consultables dans les magasins de musique ou les Virgin (normalement, les miennes y sont). Mais il n'imprime rien, donc rien n'est en rayon, donc tu n'as aucune visibilit... Mieux vaut ngocier un nombre minimum d'exemplaires papier... > Quelqu'un peut il me donner une bonne raison de prendre un diteur ? a t'apporte peut-tre une certaine crdibilit quand tu indiques a dans ton CV; part a, aucune ide... + Rgis
Salut Lionel, a tous, De : VERNOIS Lionel Tout d'abord, je te (vous) conseille d'aller lire nos echanges pass a propos du boulot d'editeur : http://saceml.deepsound.net/sujets_saceml.html N 12 >Je n'arrive pas >comprendre pourquoi tant de musiciens ont recours un diteur alors que ces derniers n'ont >d'autre occupation que de nous faire des prets 50% !!! C'est hallucinant ! Et toc ! Dans les dents, les editeurs !! ;-] En fait, et comme on dit, il n'y a pas de fume sans feu !! ;-) Peut-etre que si les editeurs, de maniere tres globale, avaient une vraie ethique, et respectaient vraiment ce qu'est le contrat d'edition, ils auraient une bien meilleure image aupres des auteurs. Saches Lionel, qu'un contrat, d'edition musicale dans le cas present, implique qu'il y ait un echange. Sinon, c'est un contrat leonin (caduc, sans valeur). Autrement dit, quand on signe un contrat de cession pour une oeuvre musicale aupres d'un editeur, on lui cede 50 % de ses droits de SDRM (c'est la pratique, bien que contractuel) et 1/3 de ses droits de DEP (c'est statutaire, pas negociable). A partir du moment ou il y a cession, contrat donc, il doit y avoir une contrepartie. Sinon, ce contrat, je le repete est "cassable" tres aisement devant n'importe quel tribunal. Et que nous dit le contrat d'edition, en general sur cette contrepartie que doit apporter l'editeur ? Je cite : "L'editeur s'engage envers l'auteur a assurer a l'oeuvre une exploitation permanente et suivie ainsi qu'une diffusion commerciale conforme aux usages de l'edition musicale francaise". Ca parait tres flou de prime abord, sauf que les termes "permanente" et "suivie" ont une relle porte. Autrement dit, si un editeur ne se "bouge pas le cul" pour promouvoir vos oeuvres, vous pouvez rompre ce contrat aisment. L'editeur doit pouvoir prouver qu'il a mis des moyens au service de cette exploitation, cette promotion. Et il y a des editeurs qui font ce boulot. Envois de demos aux producteurs de disques, contacts et envois de demos aux diffuseurs, les medias, promotion de l'oeuvre sur Internet, etc... Et bien sur, il y en a plein aussi qui signent des oeuvres, soit pour recuperer des sous dans le cas ou ils sont aussi producteur de la fixation de l'oeuvre (genre 1musique), ou tout simplement pour se constituer un "fond de catalogue" et esperer vivre dessus. Le probleme est que bien souvent, les auteurs (et les artistes quand ils sont auteurs) n'ont que tres peu d'ides sur ce que doit etre le boulot d'un editeur, voir mme qu'il n'est pas du tout obligatoire, necessaire d'etre edit pour faire un CD. Je connais par exemple des auteurs-compositeurs-interpretes sign chez Universal qui ne sont pas edits. >Mieux vaut faire un pret dans une banque mais je crois que c'est l que le bas blesse. Si on fait de >la musique plein temps, on ne peut avoir ni CDD ni CDI et sans cela, les prets sont difficiles. Je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas du tout la mme chose. Quand un editeur fait une avance (de droits d'auteur) cette avance est dite "non-remboursable". Autrement dit, s'il n'arrive pas a ramener de l'argent, des droits avec vos oeuvres et bien il s"assoie sur ses avances ! Vous n'avez pas a les lui rembourser avec vos propres deniers. Essayez d'aller voir votre banquier et de lui dire qu'il vous prete de l'argent et que *si* votre musique marche vous le rembourserez !!! ;-) Je doute qu'il accepte !! En plus il y a une chose a bien comprendre : il est tres important qu'un editeur chez qui on signe des titres vous donne des avances. C'est la preuve qu'il croit au potentiel de vos titres et la garantie (normalement) qu'il va se remuer pour essayer de recuperer son argent. >Est ce que quelqu'un ici dj eu l'exprience d'un diteur qui lui trouve du travail ? Moi jamais. Moi oui ! ;-) Mon editeur fait un boulot remarquable. Ma musique est envoye dans le monde entier, il me trouve des "commandes " etc.... Ca vaut completement les 50 % que je lui cede. Sans lui ma musique serait encore dans mes tiroirs. Et je prefere partager 50 % de 100 F que garder pour moi 100 % de 0 F !!! ;-) >C'est peut tre relatif mon domaine...je ne sait pas. Quelqu'un peut il me donner une bonne >raison de prendre un diteur ? Voir les reponses ci-dessus ! ;-) A bientot, JC
Salut tous ! Apparement JC, tu as trouv L'EDITEUR que tout le monde cherche !! Moi, mon exprience est celle d'artistes qui un moment donn ont besoin de fonds pour progresser. Souvent il y a eu un premier single qui a bien march et il faut faire trs vite l'album... besoin de matos, d'un local. A chaque fois, ce moment prcis, ils se trouvent un diteur parceque il est facile d'obtenir 50kF d'avance si il y a dja eu un petit <>, ce qui parait norme quand c'est la premire somme qu'on touche. Le problme aprs, c'est que l'diteur ne fait plus rien et on se rend vite compte qu'on aurait du faire un pret bancaire...Notamment si ca marche. >Mon editeur fait un boulot remarquable. Ma musique est envoye dans le monde >entier, il me trouve des "commandes " etc.... Ca vaut completement les 50 % >que je lui cede. A + lionel.
Salut, Tout peut tre discut ! Tu peux faire un contrat d'dition sur un album sur un morceau, ou sur tout ce que tu sort pendant 10 ans.... mais il faut que les deux parties soient d'accord ! Cependant, il faut comprendre que l'diteur mise sur toi et des fois c'est rentable qu' long terme. Si ton premier album ne marche pas fort mais que le second fait un carton, il voudra sans doute ressortir le premier ce moment l. Tu peux discuter, mais il y a des trucs qu'il ne voudra pas faire... En gnral il garde les droits pendant qq annes. A+ lionel
Salut tous petit mot sur les avances >Je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas du tout la mme chose. Quand un >editeur fait une avance (de droits d'auteur) cette avance est dite >"non-remboursable". Autrement dit, s'il n'arrive pas a ramener de l'argent, >des droits avec vos oeuvres et bien il s"assoie sur ses avances ! Vous >n'avez pas a les lui rembourser avec vos propres deniers. OK pour l'avance non remboursable, mais l'diteur peut aussi vous faire signer une avance sur "dlgation". C'est dire qu'il peut part ce biais se rembourser de l'avance qu'il vous a faite, non seulement sur les ouvres concernes mais aussi sur tout votre rpertoire existant ou venir qui est la SACEM. C'est dire que j'ai des ouvres dites chez AA et BB me fais signer une dlgation. BB devient alors prioritaire pour la SACEM, qui reversera une partie de vos DEP gnrs par les ouvres signes chez AA BB. Donc, sans dlgation, l'avance que ma faite mon diteur la signature de "zigzig" ne sera rcupr que sur les droits gnrs par "zigzig". Par contre si je signe une dl. et que "zigzig' ne rapporte pas d'argent mon diteur se remboursera sur les DEP gnr par tous mes autre morceaux dposs SACEM. Attention la dlgation, cela peut devenir un vrai pige con. et beaucoup d'diteurs et donc de majors trs connues s'en sont fait des spcialistes. Bon vents vous tous et bon courage. Lexa
Hello N'oubliez pas qu'un contrat d'edition peut etre rompu - donc reprendre vous oeuvres- si l'editeur ne fait pas "tourner" vos oeuvres C'est courrant et legal on luibere l'oeuvre pour la presenter eventuellement a un autre editeur bien a vous tous Bernard COQUELET
>> Quelqu'un peut il me donner une bonne raison de prendre un diteur ? >a t'apporte peut-tre une certaine crdibilit quand tu indiques a >dans ton CV; part a, aucune ide... Hips :-))) Un editeur ca apporte : -De la diffusion pour tes oeuvres - donc des droits pour toi et pour lui ...Ce qui est son but puisque vous etes lies ;-) -des reseaux "papierz" (partos pour certain) mais c'est pas les plus gros marches...il ne faut pas oublier ce qui est receuil etc .... - un reseaux de connaissance : autres mucisiens, presse, aide en finance (a un certain stade de relation bien sur) - montage et tour de table avec des producteurs...des majors -de la diffusion et des marches a l'etranger - CF des boites comme Koja media.;-) .il faut savoir que les editeurs deal entre eux d'un pays a un autre avec des reciprocite de catalogue - par bias de montages type sous edittion ..en gros il se cedent une ^partie de leurs droits editoriaux pour acceder a des marches impossible a atteindre sans la logistique des autres... C'est succint comme indiquation...mais bon ..dire qu'un editeur ne fait rien ...c'est dire plutot qu'un mauvais editeur ne fait rien...ce pb existe d'ailleurs dans tous les corps de metiers....;-) Bien a vous tous Bernard COQUELET
Salut Bernard, a tous, De : Pour info, voici un exemple de contrat type d'edition musicale (cession) http://www.infomusique.com/cirbourgogne/documentation/contrats/edition1.html >/......- un reseaux de connaissance : autres mucisiens, presse, aide en finance (a >un certain stade de relation bien sur)..../ Bien vu Bernard. ;-) C'est effectivement le cas chez un "bon" editeur. Signer avec un editeur, c'est mettre le pied a l'etrier, entrer dans le "metier". Depuis deux ans j'ai rencontr un nombre incroyable de compositeurs, de musiciens etc...que ce soit directement dans les locaux de l'editeur, que par mise en contact par son intermediaire. Un exemple. Sur l'album trip hop que je termine en ce moment, j'avais besoin de cordes. Pas de problemes ! Mon editeur m'a mis en contact avec un premier violon de l'orchestre nationnal d'ile de france, qui bosse aussi en home-studio. Je doute qu'un banquier puisse faire cela !!! ;-) >-de la diffusion et des marches a l'etranger - CF des boites comme Koja >media.;-) .il faut savoir que les editeurs deal entre eux d'un pays a un >autre avec des reciprocite de catalogue - par bias de montages type sous >edition ..en gros il se cedent une partie de leurs droits editoriaux pour >acceder a des marches impossible a atteindre sans la logistique des autres... C'est effectivement le cas. C'est ce que je disais quand je parlais de diffusion mondiale de mes oeuvres. Encore une fois, un banquier ne peut apporter cela. Quand on signe avec un editeur, c'est beaucoup plus que de l'argent qu'on recoit. C'est, normalement, une competence, un reseau de diffusion des oeuvres etc.... A bientot, JC
Voici en fait l'adresse ou vous pourrez trouver pleins de contrats types pour la musique (artiste, technicien, diffusion, production, edition) www.infomusique.com/cirbourgogne/documentation/listedescontratstypes.html Bien a vous, JC
Salut tous ! Vous avez crit : > Trs intressante discussion, mme si un peu (?) > hors sujet. s.a.c.e.m. : socit des auteurs et *diteurs* de musique. CQFD Les diteurs, encore un dbat fondamental en perspective... Tout d'abord, c'est comme pour les producteurs : veillons ne pas confondre la fonction d'diteur, et les excs de certains. Sur le papier, dans le 'principe', l'diteur est un collaborateur naturel de l'auteur ; chacun a besoin de l'autre, et les rles sont complmentaires. Mais, comme toujours dans notre socit mercantile et cupide, 'on' a dtourn leur rle. Cela ne date pas d'hier. Les premiers dvoyer leur mtier ont t les grands diteurs, en voulant se servir de l'industrie du cinma pour faire de l'argent. C'tait je dirais dans les annes 30-40. Avant, leur mtier tait d'diter les partitions (diteur 'papier'), afin de permettre l'excution des oeuvres de leurs auteurs. Cela passait aussi par la promotion desdites oeuvres auprs des orchestres. La rentabilit du cinma les a attir comme les mouches sur vous savez quoi. Pour faire dans le genre de Georges Prec : ... Je m'souviens ... Je m'souviens d'un diteur qui avait oubli de faire les dpts la Sacem Je m'souviens d'un diteur qui avait un procs avec la Sacem ; il a liquid sa bote, et cr une nouvelle socit d'dition : a n'a pas pos de problme la Sacem Je m'souviens d'un diteur qui avait oubli qu'il tait mon diteur Je m'souviens d'un diteur qui m'avait demand de faire moi-mme les partitions, parce qu'il ne connaissait pas la musique Je m'souviens d'un diteur qui disait que je lui cotait 50 % de ses droits ... Souvenirs, souvenirs ... Bien vous tous Francois Peyrony
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