News
Evénements

 

Tests Matériels
Tests Logiciels
Dossiers
Fiches Techniques

 Interviews

 

CD Virtuel (mag)
Tutorials

Argus
Trucs & Astuces
Boutique

 

Forums
Annuaire
Petites Annonces
Magasins

 

Historique
L'équipe
Revue de Presse
Partenaires

Newsletter
Inscrire
Dsinscrire

Native Instruments FM7



Qui aurait pu dire que près de 20 ans après la sortie du DX7 (1983), on disposerait d’un machine quasi identique, sinon mieux, sous la forme d’un programme à charger sur son ordinateur personnel ?


Quoiqu’il en soit, il s’agit réellement là d’une résurrection. En effet, après un nombre record au niveau des ventes du DX7, la synthèse à modulation de fréquences (FM) s’est peu à peu écartée dans la conception des machines qui ont suivi. Aujourd’hui, grâce la modélisation de synthétiseurs, la FM est de retour avec dans ses bagages de nouveaux atouts.

Au premier coup d’œil et surtout pour tous ceux qui ont visuellement cottoyé le DX7 (ainsi que sa famille), on y retrouve en effet le concept esthétique de l’instrument : boutons, couleurs, police de caractère…bref, le ton est donné. On reconnaît bien là le sens du détail de nos amis de chez Native Instruments.

Tour d’horizon

La partie supérieure de l’interface du FM7 reste omniprésente car elle vous permettra d’activer (en plus de l’affichage relatif au programme sélectionné) les trois modules que sont le menu préférence, le clavier et l’éditeur, ce dernier représentant la partie la plus élaborée de FM7. La partie "librairie " est accessible via le bouton "lib ".

Avec quatre banques de 32 sons chacune, vous voici en un clin d’œil face à 128 sons. A tout moment, vous pouvez charger de nouveaux patches grâce à la barre située juste au-dessus. Deux formats vous sont proposés : le premier est une extension propriétaire à FM7 alors que la seconde vous donnera la possibilité de charger les tonnes de sons DX7 (ainsi que DX7-II, DX11, TX81Z, DX21, DX27, DX100, DX200 et TX802) que vous avez stocké dans votre coffre (ou que vous aurez téléchargé sur le Web) au format SysEx (Système Exclusif). Attention cependant, cette importation n’est pas possible en mode Plugins (dommage).

Le son numéro un

Pour ce test, il me fallait un DX7, je suis donc passé chez mon cousin chercher la bestiole (édition 1983). Que d’émotion, en effet, c’est avec cette machine (ainsi qu’un Roland SH2000) que j’ai découvert le monde des synthétiseurs (rentrons nos mouchoirs). Bref, l’occasion était trop belle, je connecte le DX7 sur ma table (une seule sortie audio) et en route pour une comparaison. Après avoir récupéré en SysEx, les données de l’ancêtre, j’envoie le tout à l’intérieur du FM7. Résultat des courses, c’est pareil, sauf que c‘est mieux, étonnant non ?

Certes, avec une résolution en 32 bits, cela arrange les choses. Je vous invite à essayer, mais franchement je pense qu’avec ce FM7, la FM va renaître de ses cendres. Vous pouvez écouter (en MP3) sur le site de Native Instruments, les 32 premiers sons du FM7.

Quoi de neuf docteur ?

Il aurait été dommage de reproduire un DX7 sans pour autant apporter quelques améliorations. Le premier point concerne la polyphonie. De 16, on passe à 64 voix de polyphonie (Maximum). Pour ce qui est de la multitimbralité, libre à vous de charger "autant" de fois le FM7 sur votre séquenceur préféré, attention cependant à ne pas trop "tirer" sur les ressources de votre machine. L’édition qui était "LE" point noir des synthétiseurs FM est ici revisitée avec une formule plus simplifiée. La page " Easy edit " permet à n’importe quel novice de retravailler un son avec une grande simplicité. La possibilité de programmer ses propres enveloppes ajoute également une souplesse non négligeable. Grâce à la touche "MOD", vous pourrez accéder à la "Modulation Matrix".

Cette page regroupe sur un seul écran tous les paramètres de modulation de tous les paramètres de modulation de tous les opérateurs. Il est également possible de synchroniser la ligne de retard au tempo de l’horloge MIDI, chose qui aujourd’hui nous paraît indispensable, mais à l’époque (je me fais vieux). Un des gros atouts par rapport au DX7, c’est la matrice FM. Ici, vous n’êtes plus limité à 32 algorithmes, vous pouvez en effet créer virtuellement un nombre infini d’algorithmes !

Autre avantage de cette nouvelle version du DX7, c’est la section effet. Il s’agit en fait d’un délai stéréo à quatre répétitions, dont chacune dispose de son propre LFO de modulation. Treize presets sont disponibles (Chorus, Ensemble, Flanger Hard, Flanger soft, SlapBack, Echo 1, Echo 4, Echo Long, Echo dub, Echo Chorus, Pseudo Réverb et enfin Chorus Réverb). Ensuite, vous pouvez filtrer le signal grâce à un équaliseur 2 bandes.

Si vous connaissez bien le DX7, vous aurez remarqué sur la façade principale l’adjonction de deux nouveaux opérateurs. Le premier (l’opérateur "X") est en fait un saturateur. Ce générateur de bruit qui peut également générer un signal d ‘entrée peut ensuite se voir affecter de la distorsion. Le second opérateur "Z" est un processeur de signal contenant deux filtres séparés. Je vous invite vivement à explorer ces deux nouveaux "opérateurs" car ils apporteront sans aucun doute un nouveau visage à votre ancienne banque de sons.

Enfin, un étage de modulation permet d’appliquer un LFO au signal traité par le délai. Pour ce qui est du MIDI, il est possible (avec la fonction " MIDI Assign ") d’attribuer un contrôleur MIDI externe au paramètre de votre choix. L’automation est également au rendez-vous. Dans le mode préférence, vous pouvez même adapter la vélocité de votre clavier à celle d’un DX7 (en effet, ce dernier possède une plage de valeur de vélocité allant de 0 à 100 alors que la norme MIDI pousse cette valeur jusqu’à 127). Si vous n’avez pas de clavier (quel dommage), vous pourrez utiliser le clavier de votre ordinateur (en mode autonome uniquement).

En conclusion

Même si vous avez de mauvais préjugés vis-à-vis de la FM, je vous demande de revoir votre copie. Franchement, il s’agit véritablement d’une réussite. Même si le prix (260 € au 02/04/02) peut vous paraître élevé, lorsque l’on voit le travail effectué et le résultat, je vous défie de trouver un DX7 ayant ses caractéristiques à ce prix là. Alors mettons notre coté matérialiste dans notre poche et débarrassons-nous de nos machines hardwares !


Nicolas Ancelot


Une démo est disponible sur le site de Native Instruments


Configuration demandée :
PC :
Processeurs équipés des technologies SSE ou 3D-Now, Pentium III, Celeron 600 MHz, 64 Mo de RAM, Win 95/98/Me/2000/XP, cartes son compatibles MME, Direct Sound (Direct X), Asio et VST 2.0.

Macintosh :
Mac G3 400 MHz, Interface audio compatible Sound Manager, MacOS 8.6, 64 Mo de RAM, compatible OMS, FreeMIDI, VST 2.0, ASIO, DirectConnect, MAS et SoundManager.










Copyright 2002-2004 : Musicrun Editions
Hit-Parade