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Native Instruments Battery


On a longtemps dû se contenter de peu pour programmer les batteries MIDI. On disposait en général de kits au standard GM sans grandes nuances. Je parierais même que ça a contribué à la mauvaise réputation des musiques composées sur ordinateurs qui ont souvent été qualifiées de froides et de linéaires. Avec le recul, ce jugement peut sembler justifié ! Ces temps sont révolus et nos éditeurs préférés proposent aujourd’hui des outils puissants pour remplacer les instruments acoustiques que l’on n'a pas forcément à disposition dans nos home-studios. Battery en est un bon exemple...


Difficile de parler de Battery sans faire référence à LM•4. En effet, une fois encore, Native Instruments a repris à son compte un concept Steinberg mais pour le développer, aller plus loin et le pousser jusque dans ses derniers retranchements (l’histoire se répétera avec Kontakt et HALIon). Mais nous verrons que les deux logiciels n’ont peut-être pas la même finalité.

Battery est donc un instrument virtuel dédié à la batterie. Il est disponible aux formats VST, DXI mais aussi, en version autonome, Sound Manager, MAS et Direct Connect. Battery est livré avec son lot de kits en tout genre, mais nous y reviendrons. Voyons le résumé des spécificités :

• Compatibilité Akai, SF2, LMo4, AIFF, WAV de 8 à 32 bits
• Résolution interne sur 32 bits
• Synchronisation à l’échantillon
• 54 pads (nommés cellules) par kit
• 128 couches de vélocité par cellule
• Une section effets assez touffue
• Plus si affinités !

J’ai testé le logiciel dans sa version VST avec Cubase SX 1.05, on se refait pas !

Installation

Elle se fait sans aucune douleur, que du classique. On ne vous demande que le répertoire de destination. Je suppose que la protection est intégrée au CD-Rom lui-même. Bref, pas de procédure à la noix pour autoriser le soft, c’est déjà un bon point.

Premier lancement

Arf, les interfaces Native Instruments… C’est sûrement une affaire de goûts, mais franchement, j’ai du mal. L’interface de Battery est assez sombre, avec des boutons et une sérigraphie qui impliquent une acuité visuelle de 253/10ème ! Le fait que le logiciel offre de nombreuses possibilités de traitements et d’effets a pour conséquence une surpopulation côté boutons.

C’est clair, si charger un kit et s’en servir est très simple, le reste nécessitera un passage par la case manuel. La bonne nouvelle est qu’il est livré au format papier en français… Voyons tout cela en détail… Plutôt que de vous en faire un long descriptif, je vais procéder comme si on voulait créer un nouveau kit, étape par étape.

L’interface

Elle se divise en trois parties distinctes :

1. La " Matrice " en haut de la fenêtre, soit l’ensemble des cellules, des pads, qui vont recevoir les samples du kit.

2. La partie basse est celle qui gère tous les paramètres et les effets. Elle regroupe les sections Slot, Layer, FX-Loop, Modulation, Tune et Shape, Envelope et Output . Tout un programme, n‘est-ce pas ?

3. La section Master sur la droite, qui comme son nom l’indique.

Section Master

Elle se trouve sur la partie gauche de l’interface et permet le réglage du comportement global du logiciel. On y trouve :

Info Menu : détermine quelle info sera affichée dans les cellules. Le choix est vaste mais le plus judicieux est l’option " Follow " qui fera que sera affiché le paramètre en cours d’édition. Bien vu !

Drag’n’Drop : quels paramètres seront concernés par l’import par Drag’n’Drop d’un fichier Audio dans une cellule ?

File : c’est par cette option que l’on va importer des fichiers ou des kits ou bien sauvegarder le kit en cours. Il propose aussi des fonctions bien pratiques comme remplacer un fichier par un autre, ajouter une nouvelle couche (Layer). A noter que l’import LM•4 se limite aux kits prévus pour la première version de LM•4 (sous forme de script dans un fichier texte)

Delete : comme son nom l’indique, permet de faire un peu de ménage ! On peut supprimer au choix, une ou toute les couches, ou une cellule.

Options : propose quelques réglages de base mais importants comme le nombre de sorties Audio (8 stéréo et 16 mono !), la conversion systématique des fichiers en 32 bits, le type de réponse à la vélocité, l’affectation des contrôleurs MIDI, etc.

Volume : je n’ose pas vous dire à qui ça sert !

Rien à ajouter à tout cela, chaque paramètre a son évidente utilité et il ne manque rien.

La gestion des cellules

Gros morceau ! Native a donné le nom de "Matrice" a cette partie de Battery, C’est tout à fait approprié. L’équivalent des cellules pourrait être les pads que l’on trouve sur les boîtes à rythmes hardware, mais en bien plus évolué.

En effet, chaque cellule peut recevoir jusqu’à 128 samples, rien de moins ! Le minimum est d’indiquer ensuite la ou les notes MIDI qui déclencheront le son. Nous verrons plus bas tous outrages que l’on peut faire subir à un échantillon ou à une cellule. Une cellule donne deux informations :

1. Son nom
2. La valeur d’un paramètre et ce en fonction du réglage effectué dans la partie Master.

Pour fabriquer un kit, la marche à suivre est assez simple : on importe des fichiers Audio dans les cellules soit par le menu File soit pas glisser/déposer. Le contenu d’une cellule peut être déplacé ou copier vers une autre cellule. Aucune critique possible sur le sujet, c’est pratique et simple.

Les choses sérieuses commencent !

Jusque là, tout va bien, Battery est un lecteur de samples comme un autre. Passons maintenant à ce qui fait sa particularité : l’édition, bref, le triturage ! La partie basse de l’interface regroupe l’ensemble des réglages, traitements et effets. Les valeurs se modifient en cliquant dessus et en bougeant la souris verticalement. Déroutant au début, on s’y habitue très bien. Il est toutefois possible d’entrer une valeur manuellement au clavier par un Contrôle/Clic.

Cell : ici, on réglera le minimum vital, canal Midi de réception, la plage de notes MIDI, et le groupe de Mute. Ce n’est pas tout, on dispose également de fonctions Reverse, Loop (lecture en boucle), et Keytrack qui permet d’assigner un son à une plage de notes et de faire varier la hauteur du son en fonction de la note jouée. Ces paramètres s’appliquent à toute la cellule et non pas à un sample particulier de cette cellule.

Layer : c’est ici que l’on peut bidouiller échantillon par échantillon. On commencera par choisir le fichier sur lequel on travaille par un menu popup. J’aurais préféré comme dans LM•4 une petite fenêtre qui laisse apparaître tout le contenu d’une cellule mais bon… On a dans cette section la plage de réponse à la vélocité, le volume, une possibilité de fondu-enchaîné entre deux sons partageant une même plage de vélocité. Excellent !

FX-Loop : vous l’aurez compris, on peut boucler un échantillon en choisissant le point de départ, la longueur et le nombre de répétitions. Si vous avez bien tout suivi, vous remarquerez qu’il est donc possible de boucler non pas une cellule mais un sample dans une cellule. Je vous laisse imaginer ce que l’on peut créer comme effets sur ce principe !

Modulation : on arrive là dans une autre dimension si on considère qu’au départ, on a sous le mulot un logiciel dédié à la batterie. Qui peut le plus peut le moins, Battery dispose de 6 (six !) modulations ! Le principe est simple mais redoutable. On choisit une source de modulation (un contrôleur MIDI, la vécolité, le pitch-bend, l’aftertouch, etc.) et une cible (volume, pan, les enveloppes, le nombre de bits, le pitch, les paramètres de la boucle etc.). Là aussi, les dégâts occasionnés peuvent être terribles ! Encore une belle idée : les réglages de modulation peuvent être sauvegardés sous forme de presets.

Tune : encore une série de paramètres s’appliquant à une cellule entière, l’accord, la compression/expansion, le nombre de bits restitués et le décalage du point de départ de la lecture.

Enveloppes : deux enveloppes de type ADSR sont proposées, l’une contrôle le volume, l’autre le pitch. Que du classique, mais que de l’efficace !

Output : touche finale, volume, pan et sortie Audio. Les 8 sorties stéréo et les 16 sorties mono sont indéniablement l’un des points forts de Battery. Le fait de pouvoir balancer les différents éléments d’un kit sur des sorties distinctes laissera autant de marge au mixage pour leur appliquer des effets et des eq individuellement.

Bref, une évidence s’impose, Battery est bien plus qu’un simple lecteur de samples de batterie, c’est aussi un puissant outil pour créer des sons originaux.

Les kits

20 kits sont livrés sur le CD-Rom d’installation. Euh, d’ailleurs, ces mêmes 20 kits sont également présents sur un deuxième CD-Rom dont je n’ai pas compris l’utilité. J’ai dû rater une marche, mais le manuel reste muet sur le sujet…

Il y en a pour tous les goûts, il suffit de lire le nom des kits : 70's Reggae samples, Drum'n'Bass samples, REAKTOR samples, Hip Hop samples, 60's Garrage samples, Rock samples, ça va du basique au très original. Néanmoins, je trouve que les kits acoustiques sont bien moins bons que ceux livrés avec LM•4 et signés Wizoo, une référence en la matière. Dommage quand même d’avoir un logiciel avec de telles possibilités de traitement et de proposer des banques qui n’en tirent aucunement parti.

A L’usage

Passée une phase lecture du manuel/apprentissage et malgré le grand nombre de paramètres, Battery se révèle assez simple d’utilisation, même pour ce qui est de l’édition des sons. Interface et ergonomie sont avant tout une affaire de goûts, perso, je ne suis pas fan, mais ça ne retire rie à la qualité incontestable du produit.

J’ai été agréablement bluffé par sa consommation modérée de ressources processeur, Battery ne mettra pas votre config, même modeste, sur les rotules !

Conclusion

Si vous êtes un bidouilleur de samples, que vous voulez les triturer dans tous les sens et obtenir ainsi des sonorités que personne d’autre n’aura, Battery est fait pour vous. De plus, l’importation des librairies Akai vous ouvre une sonothèque assez impressionnante.

Par contre, si vous n’avez besoin que d’un simple lecteur d’échantillons avec juste ce qu’il faut de paramètres, vous vous tournerez peut-être plus facilement vers LM•4mkII , moins puissant en édition mais plus facile d’utilisation.


Feedback

Note : 17/20

Plus :

la consommation raisonnable de ressources processeur, les possibilités d’édition, la compatibilité Akai.

Moins :
l’interface pas très lisible, la qualité moyenne de certains kits livrés

Configurations requises :
PC
Processeur Intel ou AMS 300 MHz, 64 Mo de RAM, Windows 98 ou supérieur
Mac
PowerPC 300 MHz, 64 Mo de RAM, MACOS 8.6 ou supérieur, OMS ou FreeMIDI










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