Native Instruments
Traktor DJ studio 2.0

Mixer des Mp3 sur son ordinateur
n'est pas un concept nouveau, cela fait maintenant
quelques années que des logiciels dédiées
sont apparus. Mais aujourd'hui, c'est au tour
de Native Instrument de proposer sa solution MP3,
et comme tous les nouveaux produits de la marque
créent généralement un mini-séisme
dans le monde musical, il peut être judicieux
d'étudier de près le nouveau venu
orienté DJ : Traktor 2.0.
Je ne vais pas revenir sur
le grand chamboulement qu'à provoqué
le format MP3 depuis son apparition,
ce n'est pas ici le propos. Mais pour ceux qui
reviendraient d'une retraite de 20 ans dédiée
à la méditation, il est peut être
bon de rappeler qu'un DJ peut
aujourd'hui troquer son bac de disque contre un
pc portable bourré de fichiers Mp3.
Les avantages sont multiples : plus la peine de
louer les services d'une équipe de déménageurs
pour trimbaler sa discothèque de 5000 vinyles/CD,
plus besoin de presser ses productions avant de
pouvoir les jouer en soirée ; le MP3
est la réponse magique à tout ces
tracas.
Je ne vais pas non plus me perdre dans un comparatif
stérile Vinyl / CD / MP3 mais plutôt
me poser la question suivante : qu'est ce que
Traktor apporte de plus par rapport aux logiciels
existants ?
Un peu de matos avant tout
Pour être utilisé
dans les règles de l'art, ce genre de logiciel
requiert une carte sont possédant au moins
deux sorties, histoire de séparer le master
de la sortie casque, car au cas où vous
ne le sauriez pas, pour qu'un DJ
puisse enchaîner correctement les disques,
il doit pouvoir écouter le prochain morceau
dans son casque afin (entre autre) de le caler
sur le même rythme que celui qu’il
est en train de passer. Évidemment, il
est bon d'épargner cette phase à
l'auditoire, d'où l'intérêt
du casque.
Pour configurer le tout, direction les paramètres.
On y trouve 4 menus : Audio, Preferences, Input
et Appearance. Le premier permet de sélectionner
ses drivers audio, j'ai le réflexe ASIO.
Petite parenthèse.
Comme je possède une Sound Blaster Live!
(ne dit on pas que les cordonniers sont les plus
mal chaussés ?), j'ai dû installer
les fameux drivers KX pour profiter de l'ASIO.
Ces derniers fonctionnent très bien, mais
l'interface qui gère le routing est une
vraie prise de tête. A force d'essais/erreurs,
je suis tout de même arrivé à
router la sortie principale sur mes enceintes
et la deuxième sortie sur mon casque, et
dans cet élan de bonté qui nous
caractérise tous ici à Musicrun,
je me permets de vous indiquer la marche à
suivre (au cas où) dans l'encadré
« KX AUDIO le routing magique »,
qui se trouve en bas de cet article. Fermez la
parenthèse.
Le menu préférences
permet en outre de personnaliser les réactions
du logiciel à vos besoins, comme la réactivité
du crossfader, la longueur de l'autofade et les
plages de vitesse du pitch.
Un petit tour dans le menu « input »
nous apprend que l'on peut assigner n'importe
quelle fonction du logiciel à une touche
du clavier ou bien à une interface MIDI
classique. Chouette.
Trêve de paramétrage, il est temps
de mixer.
C'est beau c'est neuf ?
Rohh la belle interface !
Y a pas à dire, le design allemand, ça
tue. En plein écran, mon 17 pouces est
devenu une interface DJ dernier
cri. Je repasse en mode fenêtré pour
ouvrir un explorateur et glisser/déposer
mon premier MP3. Tiens, ça
ne marche pas ? Étrange, c'est pourtant
l'action la plus naturelle. Pas grave je vais
utiliser l'explorateur du logiciel. En quelques
coups de souris, me voici dans mon répertoire
dédié aux Mp3,
et depuis le temps que j'en amasse, je peux vous
dire que c'est le bordel. C'est pourquoi j'essaye
d'agrandir la fenêtre de l'explorateur pour
avoir une vue d'ensemble... mais qu'est ce que...
mais ça ne marche pas non plus ! Damned,
impossible de redimensionner cette satanée
fenêtre, elle reste bloquée en 800*600.
La seule solution pour avoir un peu plus de place,
c'est de choisir de ne pas afficher certaines
parties de l'interface (qui sont au nombre de
cinq : master, filter, loop, mixer et browser).
C'est quand même sacrément ballot.
Allez cette fois je me lance
! Je glisse/dépose un MP3
dans la platine de gauche et, à ma grande
joie, la forme d'onde du morceau apparaît.
J'appuie sur play et le morceau débute.
La forme d'onde évolue en conséquence.
L'instinct me fait cliquer dessus, et comme prévu,
le morceau s'arrête. En bougeant la souris
de droite à gauche, je change le sens de
lecture ce qui produit un effet de scratch, la
classe ! Pendant la lecture, une pression maintenue
sur le bouton droit de la souris mute la piste
jusqu'au relâchement du bouton. Intuitivement,
je pianote en rythme sur ma souris, ce qui provoque
des coupures du son en rythme. Ma copine qui travaille
à côté tourne la tête,
tout étonnée, il va falloir jouer
serré.
Histoire de cue
Je glisse/dépose un
autre MP3 sur la platine de droite
et j'enfile mon casque sur les oreilles, J'appuie
sur le bouton « cue » qui
se trouve juste au-dessous du fader droit principal
pour router le signal de la platine de droite
dans mon casque et j'appuie sur play. Ouh pinaise
! J'ai oublié de pousser le crossfader
sur la gauche, ce qui fait que l'on entend les
deux morceaux en même temps, et comme je
n'ai pas encore eu le temps de les synchroniser
il en résulte une grosse bouse audio. « Alors
on se prend pour Corti ?» me jète
ma copine en ricanant tout en se remettant au
travail. Un peu vexé d'avoir fait une erreur
de débutant, je pousse la crossfader sur
la gauche afin d'entendre la platine de gauche
sur les enceintes et l'autre dans mon casque.
Je reste appuyé sur le bouton « sync »
de la platine de droite et comme par magie le
tempo du morceau se cale automatiquement sur l'autre.
La confiance remonte. Avec la souris, je déplace
la forme d'onde pour revenir au début du
morceau et grâce à la fonction « snap »,
je cale la tête de lecture sur le premier
beat du morceau. Un rapide coup d'oeil dans la
doc m'apprend que Traktor peut gérer 10
points cue pour chaque morceau. Un point cue est
un marqueur que l'on peut poser n'importe où
sur un morceau pour pouvoir y revenir rapidement.
J'assigne donc un point cue sur le premier temps
du morceau et je fais de même pour le refrain
et le break. En quelques clics, je cale le morceau
sur le refrain et au bon moment j'appuie sur play.
Yes ! Les deux morceaux sont parfaitement synchros,
ma copine tourne à nouveau la tête
mais cette fois-ci je sens bien qu'elle est impressionnée.
C'est gagné !
Algorithme quand tu nous tiens
Traktor est un logiciel très
agréable à utiliser, synchroniser
deux morceaux avec un beat prononcé devient
vite une seconde nature. Mais ce n'est pas toujours
aussi facile, car il n'y a pas que la techno dans
la vie, et le logiciel perd vite les pédales
avec des styles moins calibrés comme le
Jazz, ou même le Hip
Hop. En effet, lorsqu'un morceau est
joué, le logiciel tente d'en déterminer
le BPM. Il trouve d'ailleurs
assez facilement le tempo de base, mais se trompe
parfois sur les multiples. C'est le cas pour le
Hip Hop, le BPM calculé
est souvent 2 fois plus rapide que dans la réalité.
Mais pas de souci, il existe plusieurs méthodes
pour guider le logiciel sur la bonne voie. La
première consiste à lui indiquer
une gamme de BPM dans laquelle celui du morceau
courant est censé se trouver. Une fois
la zone sélectionnée, Traktor corrige
de lui même. Lorsqu'on ne connaît
pas le BPM d'un morceau, il faut appuyer sur la
barre d'espace en cadence et au bout d'une mesure,
Traktor prend ce rythme pour référence
et détermine l’intervalle de BPM
approprié.
Si cela n'est pas suffisant, il est possible de
bypasser la détection automatique et de
le forcer à respecter son rythme en appuyant
sur la barre d'espace pendant 8 mesures.
Dans la grande majorité des cas, ces méthodes
suffisent à plier n'importe quel morceau
à sa convenance, mais pour une précision
digne de la NASA, Traktor intègre
un dernier outil : le beat grid. Cela consiste
à créer, pour un morceau, une grille
qui se calera au centième de battement
près. Cette manipulation prend beaucoup
plus de temps que les précédentes,
car il faut parfois l'ajuster tout au long du
morceau pour qu'elle colle bien au tempo, mais
le résultat en vaut vraiment la peine.
C'est d'ailleurs l'idéal pour mixer des
morceaux au tempo discret comme l’ambient
par exemple).
Vous êtes un puriste
de chez puriste et vous désirez tout faire
à la main ? Aucun problème, le logiciel
n'impose pas la synchronisation automatique. Vous
disposerez, comme dans la réalité,
d'un pitch général (3 plages de
vitesses sont proposées) et vous pourrez
affiner vos réglages avec les touches +
ou -. D'autres touches permettront d'apporter
des modifications éphémères
à la vitesse pour émuler le poussé
de platine (ce n'est pas un sport olympique) ou
le ralentissement du plateau à la main.
Un affichage vertical informe sur la précision
du calage : si cette la barre est au centre,
vous avez réussi à caler votre morceau,
si cette dernière se dirige vers le haut
ou vers le bas, c'est que votre morceau commence
à se décaler et il faudra réagir
en conséquence. Ce système est très
pratique pour les débutants qui apprennent
à mixer, mais servira également
aux vieux briscards dans les moments d'inattention.
Ce qu'il est possible de faire
avec Traktor
Traktor propose de mixer deux
morceaux (MP3, wav,
aiff et CD)
sur deux platines virtuelles, chacune possédant
une section EQ 3 bandes d'excellente qualité.
Les basses, médium et aigus ressortent
admirablement bien, le rendu est d'ailleurs très
proche de celui des vinyles, eh ouais, carrément.
Ça m'a paru d'autant plus flagrant lorsque
je suis passé sur un autre logiciel pour
un autre test (mixvibes 4 pour
ne pas le nommer) : pour un même morceau,
la qualité de reproduction est bien meilleure
sur Traktor. Les développeurs au cerveau
surdéveloppé de chez Native
sont passés par là, chapeau bas
les gars. Les petits malins ont même pensé
à intégrer un limiteur que l'on
peut enclencher lorsque le son commence à
saturer, et franchement ça rend bien des
services quand on a tendance à augmenter
le son de plus en plus. Dans le même ordre
d'esprit, chaque platine dispose d'un autogain,
qui permet au logiciel de corriger automatiquement
les grosses différences de volume entre
deux morceaux.
Alors évidemment, la
première fois qu'on voit la section filtres
on est tout excité, on se dit que la vie
est chouette, qu'on va pouvoir modifier les morceaux
dans tout les sens avec les fameux effets made
in Native... mais non. Pour la
bonne et simple raison qu'un seul filtre est proposé
! Et bien que de très bonne qualité,
il n'offre que peu de possibilités.
Même réflexion sur la gestion des
boucles, même s'il est possible d'en déterminer
10 pour chaque morceau, les possibilités
restent limitées. Attention hein, ne me
faites pas dire ce que je n'ai pas dit, ça
marche très très bien et c'est même
assez puissant (on peut choisir différentes
longueurs de boucles, qui se calculent automatiquement
en fonction du tempo), il arrive même que
ça tire d'affaire lorsque un morceau est
fini et que l'on a pas eu encore le temps de choisir
le prochain (un coup de boucle et hop on à
le temps de d'enchaîner peinard), mais c'est
limité.
 |
Heureusement, le logiciel
réserve d'autres surprises que l'on n’attendait
pas forcément. Notamment l'explorateur
de fichiers, un élément à
ne pas sous-estimer dans ce genre de logiciel,
puisqu'il est censé vous aider à
trouver le morceau que vous cherchez dans les
moments difficiles. Alors autant l'avouer tout
de suite, je l'ai maudit un peu trop hâtivement,
parce que je le trouvais beaucoup trop directif
à mon goût. Mais après avoir
lu la doc, je suis resté sur le cul, son
concept est ultra réfléchi, et une
fois qu'on s'y habitue, on ne le lâche plus,
je vais essayer de vous expliquer pourquoi :
Comment un DJ prépare-t-il sa prestation
? Généralement, il sélectionne
des disques dans sa collection, et les met dans
une ou plusieurs mallettes de DJ (vous savez le
truc constellé d'autocollants). Les disques
sont soit classés dans l'ordre de passage
prévu, soit en vrac si le DJ compte improviser.
Une fois sur place, le DJ pioche dans ses mallettes
pour nourrir son set et à la fin de la
soirée, il peut remettre éventuellement
la playlist de la soirée au gérant
pour les déclarations d'usage, ou tout
simplement pour garder une trace du set en vue
d'une publication sur un site web, un magazine,
et que sais-je encore. Et bien l'explorateur de
Traktor reprend exactement le même concept.
Tout d'abord il faut se créer une collection,
c'est-à-dire cataloguer tous ses morceaux.
Pour cela, Traktor offre la possibilité
d'importer des répertoires ou fichiers
audio en les classant pas thèmes : artistes,
albums, labels et genres. Il est bien sûr
possible de rentrer plusieurs thèmes en
même temps, par exemple un répertoire
de musiques de John Carpenter pourra être
catalogué sous un nom d'artiste (Carpenter)
et par genre (BO de films), ce qui permettra bien
évidemment des recherches croisées.
Une fois la base de données enregistrée,
il est possible de piocher dedans pour se créer
des mallettes virtuelles en fonction de ses envies,
comme par exemple « playlist de ce
soir », « mes meilleurs
morceaux trance » ou encore « 100%
tuning dans ta face ». Ces « mallettes »
ne contenant que du texte, pas besoin de se soucier
de leur taille ni de leur nombre, les fichiers
audio référencés restent
bien sagement dans leurs répertoires, ce
qui permet de créer des mallettes avec
plusieurs mêmes morceaux sans doublons sur
le disque dur. Lors d'une prestation, on peut
donc soit importer une mallette dans la « current
playlist » qui deviendra de fait celle
de la soirée, soit piocher dans ses mallettes
(ou dans la collection évidemment) pour
importer quelques titres dans la « current
playlist ».
Mais le logiciel ne s'arrête pas là.
Vous connaissez peut être la méthode
du «disque en biais dans la mallette »
pour se rappeler quel disque à déjà
été joué ? Et bien Traktor
l'intègre à sa manière. Dans
la « current playlist »
un système d'icônes indique quels
morceaux ont été joués, ceux
qui sont sur les platines, le prochain qui sera
chargé si le DJ appuie sur la touche adéquate
d'une platine, et le morceau en préécoute
dans le casque. A la fin de la soirée,
il suffit de sauvegarder la « current
playlist » pour garder une trace de
ce qui a été joué. La grande
classe.
Alors évidemment, tout
ça demande du travail en amont, car le
moteur de recherche du logiciel n'est vraiment
efficace que si vous avez pris le temps de tagger
correctement vos morceaux. Mais rassurez-vous,
Traktor peut extraire et même éditer
les informations ID3v2 contenues
dans les MP3, ce qui évite parfois pas
mal de boulot.
 |
Dans un autre registre, quel
DJ n'a jamais ressenti le besoin si naturel d'uriner
en pleine prestation ? Pour les set de deux heures
ça passe encore mais prenez un Laurent
Garnier par exemple. Ce mec-là
est capable de mixer plus de 8 heures d'affilées,
et on imagine facilement que dans ce cas là,
il est difficile de se retenir si longtemps. Et
bien Traktor possède une fonction « autoplay »
qui va enchaîner toute seule, comme une
grande, les morceaux de votre playlist pendant
que vous serez aux cabinets. Bon évidemment
le logiciel se contente de faire un Fade hein,
il va pas non plus faire le boulot à votre
place, mais avouez quand-même que c'est
super pratique. Ca me rappelle la fois où
j'avais une diarrhée monumentale et...
quoi je m'égare du sujet ?
Mixe tape et Final Scratch
La dernière section
de Traktor n'est pas la plus mauvaise, loin de
là ! Située dans le coin supérieure
droit du logiciel, elle s'occupera d'enregistrer
votre mixe et toutes vos manipulations, de telle
sorte que vous pourrez vous repasser n'importe
quel moment pour corriger certains passages ou
pour rajouter des effets qu’un être
humain normal ne peut réaliser en temps
réel. Ce système est particulièrement
intéressant pour ceux qui créent
des « mixe tape »
: fini le temps où il fallait recommencer
au début en cas d'erreur ; avec Traktor
il suffit de revenir en arrière, de la
rectifier et de continuer comme si rien ne s'était
passé. Et pour ceux qui pensent que c'est
de la triche, allez donc lire l'interview de DJ
Hell sur le site de Native,
qui avoue sans complexe avoir utilisé Traktor
pour son dernier double CD mixé (electrohouse
bodymusic).
Comme si cela ne suffisait pas, vous pourrez exporter
votre mixe au format .wav et même demander
au logiciel de séparer les pistes à
chaque détection d''un Fade out, tout en
incluant un marqueur pour graver votre mixe sans
coupure mais en gardant la possibilité
de naviguer entre les pistes !
 |
Pour bien enfoncer le clou,
Native a récemment annoncé
que le système Final Scratch
de Stanton sera bientôt
compatible avec Traktor. Pour mémoire,
Final Scratch est une interface
hardware qui permet d'utiliser de vraies platines
pour piloter des MP3, par le biais de vinyles
spécifiques mais bien réels. Le
saint du saint en quelque sorte, le must du must
pour ainsi dire. Mais Final Scratch
avait des limitations sérieuses : un logiciel
simplet et surtout fonctionnant uniquement sous
Linux ! La compatibilité avec Traktor va
sûrement tout changer, d'autant plus que
Native a fièrement annoncé
une version OSX dans un premier
temps et PC dans la foulée.
Encore un logiciel sur le
point de devenir une référence,
ils sont forts les bougres !
Conclusion
Traktor est un excellent logiciel
pour enchaîner deux morceaux sur un ordinateur
et pour enregistrer ses mixes en vu d'une publication.
Le son est terrible, la prise en main est rapide
et les algorithmes de calage sont impressionnants.
Cependant, au final, on ne peut s'empêcher
d'être un peu frustré, car on attendait
beaucoup plus d'un logiciel estampillé
Native. Où sont passés les effets
? Un seul filtre c'est bien trop peu pour espérer
innover, surtout lorsque l'on sait que des logiciels
du même genre proposent déjà
l'importation d'effets DX. On
regrettera également d'être limité
à deux platines, le logiciel se rapproche
encore trop d'une configuration classique ;
on peut donc se demander si le logiciel vaut vraiment
l'investissement.
En conclusion, si vous êtes pressé
et que vous recherchez un logiciel puissant et
simple d'utilisation Traktor est un bon choix,
d'autant plus que sa future compatibilité
avec Final Scratch sera un plus non négligeable.
Pour les autres, il est peut être préférable
d'attendre les futures versions, ou de lorgner
sur la concurrence.
Précision
: la note actuelle se base bien évidemment
sur la version actuelle de Traktor (2.0.3),
je ne tiens donc pas compte de sa future compatibilité
avec FS.
Cyril
Colom
http://www.traktor-dj.com
http://www.nativeinstruments.de/index.php?home_us
Note : 16 / 20
Bien :
- Le son
- Les algorithmes de calage
- La prise en mains rapide
- L'explorateur
- On peut enregistrer et rééditer
ses mixes
- Future compatibilité avec Final Scratch
- On peut aller aux cabinets
Moins bien :
- Seulement 2 platines
- Pas assez d'effets
KX audio,
le routing magique.
Ce paragraphe ne concerne
que les possesseurs de sound blaster qui
utilisent les drivers KX
pour profiter de l'ASIO.
Voici une des solutions pour réserver
une sortie sur les enceintes, et une autre
pour le casque.
1°) Dans votre barre des tâches,
cliquez avec le bouton de droite sur l'icône
« KX » et cliquez
sur « DSP KX ».
2°) Reroutez les entrées et sorties
comme sur cette
image.
3°) Branchez un casque sur la deuxième
sortie de votre Sound Blaster et lancez
Traktor. Testez la préécoute
et la sortie générale.
4°) Re-cliquez droit sur l’icône
KX puis sur configuration/sauvegardez la
configuration. Donnez-lui un nom de votre
choix (par exemple routing pour Traktor).
5°) Et voilà ! Pour revenir à
votre config initiale, cliquez sur configuration/réinitialiser
la configuration. |
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